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Notă preliminară asupra unui tezaur de monede de aur din secolul al XVI-lea descoperit la Oradea / Note préliminaire sur un trésor des monnaies d’or du XVIe siècle découvert à Oradea (dép. de Bihor)

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Limba de redactare română
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Excerpt Le trésor présenté ici très brièvement - à cause de la disparition prématurée de notre collègue Paraschiva Stancu - a été découvert, dans des circonstances qui nous restent encore inconnues, par un habitant d'Oradea (dép. de Bihor), en en 1968. À l'époque il se composait de 31 pièces d'or et 243 monnaies ottomanes d'argent. En 1971 les monnaies d'or sont entrées dans le patrimoine du Musée National d'Histoire de Roumanie et se trouvent maintenant au Cabinet des Médailles de celui-ci. Il s'agit de 27 monnaies en or ottomanes (sikke-i sultaniye) frappées par les sultans Sûleyman Ier (1520-1566), Selim II (1566-1574) et Murad III (1574-1595) ainsi que de 3 pièces d'or européennes de la deuxième moitié du XVIe siècle, d'ailleurs très bien connues (un florin de Transylvanie, un de la Hongrie et un sequin de Vénice).
Les monnaies ottomanes représentent 87,09% de ce trésor d'or, que l'on peut donc appeler un trésor ottoman. En ce qui concerne les ateliers monétaires, 59,2% de ces pièces (16 exemplaires) ont été émises en Égypte (Misir), ce qui met en évidence l'importance de l'or égyptien-soudanais pour le Trésor ottoman. Les autres pièces proviennent des ateliers de Sirôz (Serres), Sidrekapsi, Koçaniye, Canca, Caniçe, Istanbul (Kostantinye), Amasya, Damas (Şam), Bagdad et Algérie (Cezayir), par une monnaie de chacun. Enfin, l'atelier de la 27e pièce, frappée d'une manière défectueuse, ne peut pas être identifié. Le titre de ces altun est de 993,50% et le poids vont de 3,14 g à 3,52 g, pour les monnaies émises en Égypte, mais sous 3,50 g. pour toutes les pièces frappées dans les autres ateliers.
En ce qui concerne la valeur de ce trésor, c'est assez réduite: par rapport aux prix des Principautés roumaines, dans les temps normaux, on pouvait acheter avec cette somme deux-trois chevaux ou 60-100 moutons.
Pour la circulation monétaire de la Principauté de Transylvanie de l'époque, caractérisée par la prédominance des monnaies locales, de la Hongrie, de même que des pièces polonaises ou des thalers occidentaux, la présence de ce trésor ottoman est insolite et doit être liée à des circonstances locales extraordinaires, à savoir le siège ottoman de la grande forteresse d'Oradea, en 1598, au cours de la longue guerre habsbourg-ottomane de 1593-1606. En effet, selon des documents turcs inédits tirés des Archives Ottomanes d'Istanbul (Başbakanltk Osmanli Arşivi), corroborés des témoignages des cinq chroniqueurs ottomans participants directs à la campagne, la Porte a été forcée de payer en or les soldes des janissaires et d'autres soldats cantonnés dans les régions frontalières pendant la guerre, dans le contexte de l'inondation du marché impérial par les aspres falsifiés, de l'apparition d'une grave crise alimentaire sur le front et de la révolte des janissaires d'ici. Dans ces circonstances, on peut expliquer l'obtention du trésor par une vente très avantageuse, à un prix spéculatif, disons d'environ 210-250 kg d'orge, suivie de l'enterrement de la somme par le propriétaire, pour des relisons de sûreté.
Paginaţia 253-262
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Titlul volumului de apariție
  • Cercetări Numismatice; VIII; anul 2002